Cage Thoracique

24 janvier 2014

24 janvier

Il y a un moment après une semaine pourrie où, dans la train, ça te fait tellement du bien d'entendre ces morceaux que tu te tapes ses autres passagers et fais du play back.

J'ai envie d'aller au royaume uni. Je me sens presque cap. J'ai passé une semaine dégueulasse. La vie m'intéressait moyen. Je pense me retirer de la vie militante. Du moins un moment. Le temps de me remettre de mes crises de larmes. Moins d'histoires sordides, plus de littérature.

Il fait trop beau dehors on se croirait dans Big Fish. Soleil froid couleurs vives arbres nus. 
Mon temps préféré. 

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22 janvier 2014

22 janvier

Parfois j'aime bien la vie, je vous assure.

Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je répare les dégâts que les larmes d'hier soir ont laissé partout. Je croyais que la viendrait désespérante, que je ne parviendrait jamais à enseigner. Que jamais je ne "changerai la vie", que jamais je ne parviendrais à être celle que je veux ou crois etre.
Je ne me remettrai pas de sitôt de cette blessure orgueilleuse dévastatrice. Earthquake de mes deux, je me perds.

Plus jeune je me voyais adulte en s'imaginant seule au volant de ma voiture, écouter la radio en me rendant quelque part. Aujourd'hui j'ai vingt et un ans, je suis allée à l'université en métro, juste pour prendre du café, Les bras un peu lacérés, et après être tombée en essayant de faire du yoga.
Je ne sais pas, il y a un truc que je fais mal ?

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29 décembre 2013

29 Décembre 2013

Vingt jours sans me faire de mal. 
Oui, parce que si ça ne laisse pas de marques ça ne compte pas. Je me rends compte combien c'est fucked up en l'écrivant. 

Dans la journée je pense au moment où, le soir, je me poserai devant mon PC avec mon verre d'eau, pour mettre en phrases bien senties et expressives les choses que j'ai pensées. Parce que j'ai l'impression que je pense. Que je vois et ressens des trucs et que ça me ferait du bien de les écrire. De les jeter à la mer ou à la toile. J'aimerais bien peindre aussi.
Puis je me pose effectivement devant mon PC et rien de vient. Comme si je me rendais compte que mes pensées n'étaient que des impressions fugaces et que mon esprit était stérile.

Ce matin je me suis rendue compte que ma nouvelle Dionea n'avait pas d'intérêt et qu'elle était mal écrite. Je sais depuis le début que ma saynète Aviateur ne tient pas debout. 

Tout à l'heure j'ai essayé de me gonfler d'orgueil et d'admiration et de littérature mais j'ai soufflé lentement tout ce que j'avais en réserve. 
J'ai encore pleuré de vide, de plein, de trop plein et de non. J'ai lu des choses qui m'ont soulevée et je croyais rester dans la vapeur. J'étais entre le sol et la moquette, étouffée par la colle dizainnaire, craignant l'aspirateur. 

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22 décembre 2013

22 Décembre

Deux choses. 

Je viens de voir Goodbye Lenin et j'ai pleuré. Autant à la fin qu'au début. Je pleure d'idéal et je pleure. Je me fais des mondes pour marcher dedans mais parfois je ne fais pas assez attention et je marche dessus.

J'ai vu des pommes tout à l'heure dans un supermarché. Des jazz rouges super attirantes. Elles étaient obscènement belles et rouges et brillantes et rondes, toutes ouvertes vers moi, exhalant leur enivrant parfum toxique. J'en étais presque gênée, je me sentais rougir.

 

Salut je vis des expériences sensuelles avec des pommes.

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20 décembre 2013

20 décembre

Allez vas y aime la vie. La vie est aimable. Au sens possible à aimer. La vie n'est pas qu'une enfoirée contre toi. Allez vas y aime la vie.

Apprends l'allemand et mange un bretzel.

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15 décembre 2013

15 décembre

Je souris et je parle et je souris et je suis gentille.

J'arrive même à me traiter gentiment. A base de beaucoup d'huile d'amande douce j'apprends mes contours abhorrés. Pas pour les strier à nouveau, pas pour les éclater. Pour les soigner. Je soigne mes membres. Je me soigne. Je me soigne beaucoup mais sans y croire.

Le soir je regarde des choses affreuses pour voir ce qui va se passer. Si j'aurais envie de continuer ou pas. Si je résiste. La méthode que j'utilise. Le sport que je ne ferai jamais.

Je me soigne beaucoup mais je m'intoxique quand même l'esprit. Je soigne mes cicatrices mais je suis nostalgique en les voyant disparaître. Je les efface de ma peau et de mon passé. Comme si la vérité n'avait jamais existé. Si personne ne le sait et qu'il ne subsiste aucune trace, autant dire que ça n'a pas été.
Autant dire que je n'ai pas été.

Peu réjouissant. J'ai eu des échantillons de pur bien être récemment. Je vois bien la différence avec le réel. 
D'ailleurs j'appelle ça "le réel" au lieu des "jours où ça va moins bien".

Je me trouve un peu pathétique et j'ai un peu envie de me secouer, de me dire de grandir, de me dire d'arrêter, de m'engueuler comme les personnages de mes rêves le font. 
Sauf que je sais que c'est pas ma faute.
Je trouve que je devrais me taire. Je me tais et je souris à tout le monde. 

Je me permets juste de raconter ça ici parce que je sais que personne ne lira. 

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09 décembre 2013

9 décembre

La semaine dernière j'allais tellement bien pendant deux jour que je me suis efforcée de voit comment je faisais, de comprendre ce qui se passait, de voir ce que j'avais effectué différemment. 

- Je n'ai rien vu. Je comprends donc qu'aller bien n'est pas entièrement de mon ressort.
Mais c'était beau et spontané la vie me semblait belle et je pleurais de joie en écrivant dans mon journal intime de jeune fille. Des envies de vivre bien et d'atteindre mes sommets en me prenant par la main, de chanter et de rire.

Depuis je ne sais pas ce qui se passe, à part peut-être un week end sans repos, un rhume, une crise d'asthme, de l'eczéma partout, et la joie est un souvenir. Un très joli souvenir, certes. Je revois les taches dans l'encre et je souris parce que ce jour-là, ce matin là, j'étais vraiment bien. Mais tout ça n'est pas de mon ressort. Aller mal n'est pas non plus de mon ressort. 

Quand j'ai l'impression d'avoir les pieds dans l'eau et la tête dans du carton ondulé, quand je pleure en voyant des couverts, quand je n'ai plus envie de chanter ou de respirer parce que l'air me brûle les poumons, ce n'est pas ma faute. C'est important parce que j'ai depuis longtemps peur de "faire exprès", de me complaire dans quelque chose de négatif. De ne pas faire ce qu'il faut pour aller bien. De ne pas faire ce qu'il faut tout court.

Je ne veux pas avoir besoin d'aide, je veux être capable de tout faire toute seule. Aller bien et réussir à faire ce qui me plaît dans la vie. Toucher les gens. 

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02 décembre 2013

2 Décembre

That's not quite right and I know it.

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25 novembre 2013

Novembre. 25 Novembre. Il est 19h29.

Quan j'étais plus jeune il y a eu une période où je n'arrivais pas à écrire des histoires ayant des personnages héroïques. Je ne parvenais pas à écrire ces personnages, je n'étais pas capable de faire une phrase flatteuse pour les décrire. Elle était svelte et rapide. Sa voix résonnait dans le vide après elle comme les reliefs d'une mélodie oubliée qui rejaillissait après des années. Les cheveux longs et en bataille de Max ne suffisaient pas à dissimuler l'azur perçant d'intelligence qui crépitait dans son regard.

Je le fais aujourd'hui et je sais que cela sonne creux. Je le savais à cette époque. Mes histoires, je croyais, relevaient d'une certaine lucidité sur le réel et les gens qui le parcourent. Ou l'habitent, je ne sais pas tout ce que font ces gens dans le réel. Ils le regardent, sans doute. Il le traversent à vélo avec des bonnets parce qu'il fait froid. Ils s'en servent comme dimension pratiquable. Je m'égare tout le temps.
Je croyais que postuler la médiocrité universelle était lucide. avant, j'avais cru que postuler la noirceur universelle était lucide, que le Bien devait se contenter d'une lutte de longue haleine (je déteste cette expression) 

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22 novembre 2013

22 Novembre

http://www.youtube.com/watch?v=I1PnoDPVdFk

C'est à la fois une coupante envie de vivre et une apathie générale. 

 

Je suis définitivement quelqu'un de mal équilibré. Je m'invente des tas de compagnons de voyage. Je les cherche pour les boire. C'est trop difficile de ne vivre que sur des idées. Alors je les colore.

Constante problématique du remplissage. 

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